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Jamais le 15 octobre n'a été aussi surchauffé après les tristes événements de 1987 qui ont institués cette date. Jadis commémorée par les sankaristes, le 15 octobre 2007 a été une source de débat quant la philosophie de sa célébration entre les partisans de l'actuel regime et les nostalgiques de la révolution et fans du défunt président Thomas Sankara.
Thomas Sankara l'idéaliste, Blaise Compaoré l'architecte de la démocratie. Ces conceptions étaient devenues des slogans sinon des refrains ce 15 octobre au Faso, tiré d'un hymne presque composé par les supporters d'un camp à l'autre.
Sur le terrain une games variées d'activités ont été concoctées de part et d'autre.
Une caravane mondiale a été organisée par les sankaristes. Cette marche mondiale a quitté le Brésil et traversée sept pays de quatres continents et 14 villes avant d'arriver à Ouagadougou le 14 octobre où devait les réjoindre Mariam Sankara l'épouse du Président revolutionnaire. A chaque étape ses réalités et ses émotions. Rio de Janeiro, Rome, Nanterre, Dakar , Bamako sont entre autre les villes visitée par la caravanes.
Une fois au Burkina, les organisateurs ont été conviés à un forum sur les idées de Thomas Sankara, l'immortel selon eux. Le 15 octobre alors qu'il ya 20 ans jour pour jour que le camarade président a trouvé la mort, la foule s'est ébranlée vers le cimétière de Dagnoin à l'ouest de la ville pour poser une gerbe de fleur sur la tombe de leur héro en sa mémoire. C'est sa veuve invitée par les sankaristes pour la prémière fois depuis la mort de son mari (il y a 20 ans) à mettre pied au Burkina qui a deposé cette gerbe.
De l'autre côté les "acquis" à la cause de l'actuel président, Blaise Compaoré ont fait entendre leur voix. Pour eux, cette date marque le début du processus démocratique amorcé sous l'impulsion et le dynamisme du président Compaoré. pour ce faire ils ont commemoré ce qu'ils appellent les 20 ans de la démocratie avec Blaise compaoré. un événement celebré en grand pompe.
Des concerts de musiques, des marches de soutient ont été inités à travers le pays pour exalter l'action de celui qu'ils qualifient de tous les noms: artisan de la paix, moteur de la révolution homme, homme de dialogue et d'ouverture. le clou de ces manifestations c'est sans doute ce forum internationale sur la démocratie en Afrique qui a réunie la plupart des tenors de la vie politique du continent et soutenu par le président Louis Da Sylva du Brésil. Un coup qu'ils veulent adjoindre aux actions de facilitation de leur héro.
Au dela de toutes ces divergences, ce devait être le grand rendez-vous de la liberté d'expression. malheureusement, cette date a connu une couverture disproportionnée des médias d'Etat. Conséquense, elle a créé un désavoeu de la part de la partie adverse qui s'en voulait par moment à la presse.
Le jeudi 11 décembre 2008 a marqué la célébration du 48e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso. Cette année, c'est la ville de Fada N'Gourma capitale de la région de l'Est qui a abrité les manifestations nationales. Des manifestations éprouvées par un crash d'un aéronef de l'armée de l'air.
C'est la première fois dans l'histoire du pays que les festivités marquant la commémoration des indépendances se déroulent hors de la capitale. A Fada, l'organisation était de taille. Un budget de six milliards a été dégagé pour la cause. Avec onze kilomètres de bitume à l'intérieur de la ville, des feux tricolores installés, la réfection de l'aérodrome et près d'une centaine de villas construites pour la ville de Fada, le 11 décembre à fait des retombées que la mairie n'a pu réalisé en 15ans d'exercice.
Une parade de taille
Déjà à 8 heures, les cinq mille hommes, militaires, paramilitaires et civils appelés à défiler étaient sur la voie de l'indépendance. Aux environs de 9heures le président du Faso, Blaise COMPAORE embarque dans un véhicule de l'armée, accompagnés du Chef d'Etat Major le général Ali TRAORE pour la revue des troupes militaires. Puis suis le défilé. Les civils, entrainés depuis quelques temps par des militaires ont marché au pas, au son de la fanfare militaire. Les différents ministères du gouvernement burkinabè ont été représentés. Ont suivi, les écoles de formations militaires et les différentes composantes de l'armée avec entre les pays invités le Togo et le Benin, pays frontaliers de la région de l'est. Il ya eu également le défilé aérien et les défilés motorisés.
Sous l'ombre du deuil
Fada 2008 a été secoué par un drame. La veille du défilé, le 10 décembre, deux pilotes de l'armée de l'air ont trouvé la mort suite à un crash d'un aéronef de deux places. Les deux militaires effectuaient un vol inaugural sur l'aérodrome entièrement rénové à la faveur du 11 décembre. Au cours des manœuvres l'avion a crashé et à même pris feu avec le commandant Saïdou SAWADOGO et l'adjudant Zakaria SANOU à bord. Les deux hommes ont été décorés à titre posthume avant d'être inhumés sur place en présence de Tertius ZONGO, premier ministre du Burkina. On se rappelle qu'un accident tragique avait tué près de 60 passagers sur la route nationale n°1 à OUAHABOU dans les ballés.
L'enquête a été réalisée en octobre 2008 dans les treize régions du Burkina, sur un échantillon aléatoire de 1 200 personnes, et laisse transparaître les opinions des citoyens burkinabè sur la situation économique et les performances du gouvernement. Le sondage révèle par exemple que 49% des Burkinabè pensent que leurs conditions de vie sont mauvaises, et 53% d'entre eux estiment que la situation économique actuelle du pays est mauvaise. Mais la plupart des sondés se sont montrés assez optimistes. En effet, 57% des personnes interrogées sont convaincues, de manière générale, que les conditions de vie vont s'améliorer, tandis que 63% pensent que leurs propres conditions vont évoluer positivement. «Dans l'ensemble, les Burkinabè considèrent que la situation économique n'est pas bonne, que le fossé entre riches et pauvres est trop grand, qu'il y a vraiment des motifs de préoccupation sur le plan économique», commentera le Pr. Augustin Loada, le directeur exécutif du CGD.
Sur le plan de la démocratie, les chiffres du sondage font apparaître de grandes attentes. La majorité des Burkinabè (58%) s'accordent sur le fait que la démocratie est préférable à toute autre forme de gouvernance, et 74% sont satisfaits du fonctionnement de la démocratie au Burkina. Cependant, 28% d'entre eux estiment que la démocratie fonctionne au Burkina avec des problèmes majeurs, tandis que 18% pensent que cette démocratie existe, mais avec des problèmes mineurs. De même, 68% des personnes interrogées pensent que la liberté d'opinion existe au Burkina, 80% estiment qu'elles sont libres d'adhérer au parti politique de leur choix, et 86% pensent pouvoir choisir, sans pression, la personne pour laquelle elles vont voter.
On note toutefois quelques surprises sur la perception qu'ont les Burkinabè des institutions qui les dirigent. Ils sont nombreux, en effet - 58% - à être convaincus que «les gens sont comme des enfants, et que le gouvernement devrait prendre soin d'eux comme un parent». De même, 64% des sondés estiment que «les partis politiques de l'opposition devraient coopérer avec le gouvernement et l'aider à développer le pays», au lieu d'examiner et de critiquer régulièrement les politiques et actions du gouvernement.
Autre surprise, la confiance accordée aux institutions. La confiance de 75% des personnes interrogées va à l'endroit de la chefferie coutumière. «Le taux de confiance exprimé par les répondants envers les autorités coutumières est plus élevée que celle exprimé envers les institutions démocratiques modernes. Donc, il y a une leçon qu'il faut tirer», note le Pr. Loada, pour qui «c'est à chacun de tirer les leçons qui s'imposent, en utilisant ces informations, si les gens veulent bien avoir une démarche scientifique».
Son enquête bouclée, le CGD compte maintenant diffuser les résultats auprès des acteurs de la gouvernance, «le but des enquêtes étant d'influencer positivement les pouvoirs publics», selon M. Loada.
Récemment vous avez lancé une campagne de collecte de riz paddy (riz non décortiqué). Pouvez-vous nous en dire plus sur cette campagne.
C'est une campagne initiée par l'Etat burkinabé afin de s'assurer que les paysans pourront vendre une bonne partie de leurs productions, une façon d'accompagner commercialement les producteurs, d'améliorer la production, de booster les ventes et d'atteindre l'autosuffisance alimentaire qui pourrait nous conduire à exporter au mieux notre riz. Ce sont donc les raisons principales de cette campagne que nous mènerons jusqu'au début de la saison pluvieuse.
Combien de tonnes avez-vous prévu d'obtenir en fin de collecte et quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté lorsque vous menez ce type d'opération ?
Nous avons prévu de collecter 40 000 tonnes de riz non décortiqué pour constituer le Stock national de sécurité (le SNS). Le SNI c'est donc le stock que l'Etat burkinabé prévoit pour les prisons, les corps habillés et ses autres agents. Mais il y a aussi un autre, le stock d'intervention (SI), qui est le stock prévisionnel qui permet de réguler le marché lors de la flambée des prix. En effet nous rencontrons quelques difficultés au niveau des producteurs qui refusent de nous céder leurs productions au prix fixé par l'Etat. Ces derniers trouvent que ces prix sont trop bas. Donc nous ne sommes pas sûrs de pouvoir atteindre les 40 000 tonnes que nous nous sommes fixés.
Comment expliquez-vous cette réticence ?
Il y a une forte demande. Cette année, les pays frontaliers comme le Bénin, le Togo, le Ghana et la Cote d'Ivoire connaissent quelques difficultés d'ordre climatiques, social, politique, etc. Ils viennent donc s'approvisionner chez nous. Et en plus, ils proposent des prix plus élevés que ceux que nous proposons. Et le pire, c'est que depuis quelques temps, ils ne s'adressent plus aux distributeurs ou aux commerçants, mais vont directement vers les producteurs paysans. Comme ces prix sont plus intéressants que les nôtres, nous sommes confrontés à un refus quand nous nous adressons à eux. C'est d'ailleurs ce qui explique la flambée actuelle des prix du riz au Burkina Faso.
Est- ce que c'est une attitude normale?
Disons que les prix que nous pratiquons sur le marché sont des prix étudiés. Avant de fixer le prix d'achat du produit, le ministère, les techniciens et commerçants font des analyses avec les prix les plus élevés. Cette année, les analyses ont été faites au Sourou où nous avions les prix par kilogramme les plus élevés. C'est ainsi que cette année, nous l'avons fixé à 115 F CFA/kg. Et quand nous faisons un calcul pour avoir une idée sur les gains des producteurs et commerçants, nous voyons que tout un chacun sort bénéficiaire de cette campagne. Vous savez, l'Etat aide les paysans à améliorer leur production, par divers apports (engrais, matériels,…) et lorsqu'il y a excédent comme cette année, l'Etat s'engage à acheter une bonne partie de la production, autant pour son stock prévisionnel que pour encourager les producteurs.
Que comptez-vous faire?
D'abord sachez que c'est un problème de loi du marché. La demande est supérieure à l'offre, malgré l'excédent de production, les pays voisins vont jusqu'au niveau de nos marchés pour se ravitailler. Il faut donc revoir les accords, réorganiser le marché en revoyant le circuit de distribution. Mais toutes ces solutions ne pourront se faire que si les différents ministères concernés décident de travailler ensemble. Car nous, la Sonagess n'avons pour le rôle de régulateur de marché.