SIMON- PIERRE GONGO LE Blog d'Excellence

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Catégorie Société: Cette catégorie contient des articles qui traitent des faits sociaux.

BURKINA FASO: Infirmérie du Cenou de l'Université de Ouagadougou

INFIRMERIE DU CENOU
Les étudiants sont mécontents du centre de santé
Ils dénoncent  la prestation du personnel et les conditions d'accès aux  soins

Le chemin qui mène au service de santé de l'Université de Ouagadougou estdifficile à emprunter. Il exige un escale d'abord à la mutuelle pour certain ensuite au secrétariat pour d'autre avant d'entrée en consultation. Là aussi, les soins ne sont pas à la hauteur selon les étudiants.

     Dans le couloir de l'infirmerie du CENOU, Adama, 2e année d'anglais, attend le médecin. L'air fatigué, il tient la carte Cenou et sa fiche de consultation dans sa main gauche. Dans sa main droite, se trouve une enveloppe kaki. Il est à sa cinquième consultation en deux semaines. Pourtant, il a fallu attendre la 4e fois pour que le médecin lui demande un examen spécial au laboratoire pour mieux diagnostiquer son mal. Adama est fatigué par les protocoles du service. Chaque matin il lui faut arriver très tôt à 7 heures pour espérer voir  un médecin. Les
consultations commencent à 8 heures théoriquement. Mais dans la pratique « vous pouvez venir attendre 9heures ou souvent même 10 heures pour qu'ils débouchent » confie t-il à voix basse. Et même pour y entrer il y a des étapes qu'il faut franchir : les mutualistes doivent passer d'abord à la mutuelle récupérer leurs fiches de consultations, ensuite entrer au secrétariat pour enfin avoir accès à la salle de consultation.
    des patients impatients de voir le médecin

Une fois accéder à la salle de consultation vous n'avez pas le temps nécessaire pour exposer votre mal. Juste dix à quinze minutes maximum et on passe au suivant. La file d'attente est toujours longue. La première fois que Adama a mis pied dans cette salle il souffrait de sinusites. Le médecin a commencé un traitement contre le paludisme. La deuxième fois il a traité un autre mal. La troisième fois, le même scénario. Adama se dit être fatigué de repasser par là : « je suis fatigué de passer ici » se plaint-il. Visiblement très remonté, l'angléciste denonce une négligence du corps médical. Il n'a même plus confiance aux médecins si ce n'est qu'en un seul. « Il y a une seule femme chez qui je me fais consulter » annonce le jeune homme la voix tremblotante et désespérée. Lorsque cette dernière n'est pas en salle il rebrousse chemin et prend son mal en patience. Aujourd'hui il est venu présenter son examen. Voici déjà trente minutes qu'il attend mais personne.

       Avant d'arriver là raconte-t-il, " Dieu seul sait combien j'ai dépensé dans le vide". Il n'est pas le seul à se plaindre. A côté de lui, Khadi, 2e année de médecine fait les mêmes griefs à propo de la mutuelle.«A la mutuelle on nous dit de passer nous faire rembourser dans un delai d' un mois mais le plus souvent ce délai n'est pas respecté.» c'est difficile, soutient Adama, le front couvert de sueur.  Assise dans son bureau climatisé juste à la première porte à droite du couloir du bâtiment abritant le dépôt pharmaceutique, le responsable de l'infirmerie ne conteste pas les reproches des étudiants. Le docteur Eliane SANON/ PARE reconnaît que l'organisation pour l'instant n'est
 pas assez efficace.

       Le service de santé ne dispose que de cinq salles deconsultations et de quatre médecins pour vingt cinq mille étudiants. Malgré tout, la directrice promet des réaménagements. « Nous sommes en voie d'asseoir un comité de travail, nous voulons que les étudiants s'approprient le centre », annonce-t-elle. Adama ainsi que bien d'autres attendent de voir pour croire.


Simon GONGO


Posté le 13/06/2007 | 157 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

BURKINA FASO: Sable et Gravillon au bord du Canal

Secteur informel
Des femmes se nourrissent du sable et du gravillon
Une lutte pour la survie dans les abords du canal de wemtenga

     Au Faso la vie est dure. Mais avec plus de créativité on finit par se tirer d'affaires. Sous le soleil, dans le canal de wemtenga deux vieilles femmes font le commerce du sable et du gravillon pour nourrir leurs familles.

      Boulevard du général Charles de Gaulle. Sur l'axe qui va de l'Université au centre hospitalier universitaire pédiatrique, se trouve un canal. Il est communément appelé canal de wemtenga. Du haut du pont du canal qui marque
 la frontière entre les quartiers wemtenga et dassasgho, on aperçoit des buttes aux abords. Ici se mène une activité de ramassage de sable et de gravillon.
Samedi 05 mai 2007, il est 16heures. A notre arrivée sur les lieux, deux femmes d'un âge avancé se livrent à un exercice tout à fait ordinaire. Elles ballaient les abords du canal. Balayer n'est pourtant pas extraordinaire pour ces femmes. Elles le font d'habitude très tôt le matin dans l'enceinte de leurs cours. Mais ce soir là, Awa, 50 ans, n'a pas  seulement que le ballai. Elle tient un plat dans la main gauche et quatre autres vieux plats sont déposés de par le sol. Elle rassemble la terre amoncelée par les eaux de ruissellement. Elle dépose le ballai et prend deux  des quatre plats, un plat large; et un autre relativement petit. Awa place le premier plat par terre et se sert du second.
   

    Elle prélève d'abord une petite partie de la terre qu'elle vient de rassembler. Ensuite elle commence à vanner. Elle sépare le sable des gravillons après
quoi, elle va constituer des tas de sable d'une part, puis du gravillon d'autre part. Après qu'elle a fini de vanner, Awa a encore recours au ballai avec
 lequel elle va remplir ses plats. Une fois les plats remplis, elle les porte un à un sur sa tête jusqu'à l'autre rive du canal où elle constitue les tas. Mais
cette technique n'est pas sa seule manière d'avoir son sable. Après les pluies, elle longe le bord du canal et attend la diminution des eaux de ruissellement pour y  extraire le sable laissé par les eaux. Ainsi, Awa met sur la place du marché un produit marchand.

                             Etre utile et  en tirer profit
 
       Le sable et le gravillon dans la maçonnerie sont des matériaux indispensables. Awa  et ses compagnes le savent bien. Elles vendent leur sable
à une somme de 1000 F CFA la brouette. Leur objectif est de faciliter la tâche des maçons et d'en tirer leur profit. « Nous travaillons ces produits pour aider les maçons et gagner notre pain en retour », a-t-elle laissé entendre. « Ça me permetaussi de subvenir aux besoins de ma famille », poursuit-elle.

      Voici cinq ans que son mari, un  vieil agriculteur, n'a plus de champs pour cultiver à Ouagadougou. Fatigué par l'âge, il ne peut pas non plus
rejoindre la brousse pour continuer ses activités agricoles. Pourtant, le couple Ilboudo, car c'est de lui qu'il s'agit, a quatre enfants dont deux enfants déscolarisés. Ceux-ci ont été obligés d'abandonner les bancs à cause du manque de la scolarité. « Le premier avait onze ans quand il a eu son CEP. On nous a demandé de l'inscrire au secondaire, mais nous n'avions pas les moyens. Le second s'est limité au CE 2 ; lui aussi pour la même raison », se lamente Awa, la mère. « C'est dur pour nous. Si moi, je reste inactive, qui nous donnera à manger ? ».
 

       Par cette vente, Awa se fait un peu de sous ne serait-ce que pour prendre en charge le pain quotidien. Cependant, son activité ne lui garantit aucune sécurité. Elle peut passer plusieurs jours voire des semaines sans avoir un  seul client. Malgré tout, elle rassure qu'elle vit de son métier.   « J'arrive à nourrir mes quatre enfants ainsi que mon mari nous » a-t-elle dit.  Awa compte faire des bénéfices dans sa vente. Mais elle doit désormais faire face à la concurrence.

      Depuis un an  maintenant elle n'est plus la seule à offrir ces marchandises.
Juste à ses côtés, Mariam, une autre femme de son âge fait le même commerce. Elle aussi, nous a-t-elle dit, est venue vendre le sable pour les mêmes raisons de famille. « Nous n'avons pas le secours chez nous. Je cherchais du travail pour subvenir à mes besoins. J'ai vu qu'ici, je pouvais mieux m'épanouir. C'est pourquoi je suis venue le faire », a-t-elle confié. Après un début difficile, Mariam est aujourd'hui fière de faire ce genre de travail nonobstant les regards gênants des usagers de l'Avenue Charles de Gaulle. Vendre le sable vaut mieux que mendier, voilà son slogan. Après plus d'une année d'exercice, Awa et sa compagne disent être appréciées par  les clients. Une raison pour elle d'espérer les avoir plus les jour à venir.


                                                                                       Simon GONGO


Posté le 13/06/2007 | 161 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

BURKINA FASO: Le collectif dit non au non lieu du dossier Norbert ZONGO

Samedi 13 février, quelques milliers de burkinabè étaient dans les rues pour exiger la réouverture du dossier Norbert ZONGO, du nom de ce journaliste assassiné le 13 décembre 1998. A Ouagadougou la capitale, les militants du collectif contre l'impunité ont marché.

En ligne de cinq, ils se sont attrapés les mains. Encadrés par les organisateurs, les militants ont faits quelques kilomètres à pieds. Avec des banderoles hostiles au régime en place, ils reprenaient par moment un chant en cœur : "non au non lieu du dossier Norbert ZONGO"! Des brassards noirs synonymes du deuil au Burkina, entourent les bras. Des tee- sirt scannés à l'image du journaliste assassiné et calciné, enfilés par certains, une liste circule dans la foule pour demander une pétition de 25000 signatures avec laquelle ils disent faire pression pour la réouverture du dossier. Les organisateurs parlent des milliers de personnes, un motif de satisfaction pour eux, dix ans après le Drame de SAPOUY, une ville située à une centaine de kilomètre de Ouagadougou au sud du pays.

Un concert au bout de la marche

Sur un podium dressé entre deux tentes, un orateur venu spécialement du Mali introduit des artistes. Il faits des commentaires, soulève les cris des foules sous un soleil accablants de l'ancienne place de la révolution devenue place de la nation, un endroit au cœur de la ville. Les artistes unis pour le dossier Norbert et ses trois compagnons sont là. Ce sont les vedettes de la journée. A leur tête le rappeur SMOKEY et le célèbre animateur d'une émission reggae populaire dans une radio de la place SAMSK le JAH. Ils ont assassinés Norbert disent-ils, ils ont ensuite parlé de non lieu mais tôt où tard la justice paraitra selon leur conviction. Une foule enthousiaste reprend les chants des artistes en cœur. Tout cela, sous le regard de la veuve ZONGO, ravie de la mobilisation autour d'elle. Les jeunes sautent au son de la musique. Ils dansent et lancent des injures contre le pouvoir et les médias publics.

Et le dossier en question?

En 1998 le rapport du comité d'enquête indépendant avait conclu que le journaliste fondateur du journal hebdomadaire l'indépendant a été assassiné suite à son enquête sur la mort de David OURDRAOGO, le chauffeur de François COMPAORE, le frère cadet du président du FASO. Depuis quelques personnes ont été arrêtées mais relaxées suite à des manques de preuves. Un non lieu sera dit par la suite et le dossier est resté pendant à nos jours. En 2007, des révélations sont faites. Robert Menard, secrétaire général de reporters sans frontière, membre de la commission d'enquête en 1998 revient à la charge. Le journal l'événement de son coté, mais traduit en justice par François COMPAORE.  Jusqu'aujourd'hui rien de plus. Cependant le dossier n'est pas clos officiellement se défend-t-on dans les coulisses du pouvoir. Les victimes pensent le contraire. Le duel est tendu.


Posté le 16/12/2008 | 117 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

BURKINA FASO: Au moins 67 morts dans un accident de la route

Un car transportant 75 passagers en direction de la Côte d'Ivoire et un camion de marchandises sont entrés en collision, tôt dans la matinée de samedi, sur une route du Burkina Faso. Un bilan provisoire fait état de 67 morts.


Au moins 67 personnes ont été tuées samedi près de Boromo (Burkina) dans la collision, suivi d'un incendie, entre un car ivoirien de transport de voyageurs et un camion de marchandise, a indiqué dimanche le procureur de la localité.
   
"On vient de découvrir un autre corps. Le bilan maintenant est de 67 morts", a déclaré à l'AFP Mme Maïza Compaoré, procureur du tribunal de Boromo (167 km à l'ouest de Ouagadougou), joint par téléphone depuis Ouagadougou.
   
Le dernier bilan samedi faisait état samedi d'au moins 66 tués et trente blessés.
   
"C'est encore la tristesse, l'impuissance. C'est effroyable!", a déclaré dimanche à l'AFP, Mme Lydie Henriette Diallo Aouba, haut commissaire de la province des Balé dont Boromo est le chef lieu, qui redoute un bilan encore plus lourd.
   
¨Parmi les blessés, il y a des traumatismes crâniens et la mort peut intervenir d'un moment à l'autre parce qu'a priori, la personne a l'air consciente mais tout peut basculer d'un moment à l'autre", a-t-elle indiqué.       Les causes du drame restaient encore confuses dimanche.
   
Le ministre des Transports Gilbert Noël Ouédraogo, qui étaient sur les lieux samedi avec deux de ses collègues, a indiqué qu'il y avait une surcharge de passagers dans le car, en plus du transport de bétail.
   
De sources proches de l'enquête, on indique que le car, qui disposait de 75 places, avaient en fait embarqué 92 personnes à bord sans compter le chauffeur.
   
L'accident de la route est l'un des plus meurtriers en Afrique de l'Ouest. 




Posté le 23/12/2008 | 86 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

BURKINA FASO: Des changements à la tête des médias publics

Des changements sont intervenus à la tête de certains médias publics. Ibrahiman Sakandé, l'actuel directeur de Sidwaya, le quotidien d'Etat, va occuper les fonctions de directeur général des Editions Sidwaya. Il remplace à ce poste Jean-Paul Konseinbo. Yacouba Traoré, directeur de la Télévision nationale du Burkina (depuis 2006), prend les commandes de la Radiodiffusion et télévision du Burkina (RTB) et remplace à ce poste Hamado Ouangrawa. 
Posté le 05/02/2009 | 91 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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